PEC : pour structurer, professionnaliser et développer le secteur culturel haïtien

Le Volontariat pour le Développement d’Haïti (VDH) de concert avec la Fondation AfricAmerica et la COOPI a lancé, le 20 mai 2015 à l’hôtel Montana, le Programme Européen pour la culture (PEC). Un projet, financé à 90% par l’Union Européenne pour une durée de 30 mois, qui doit contribuer, à  travers la culture, au développement économique et social d’Haïti, selon Arnoux Descardes, directeur exécutif du VDH et chef de file du PEC. En effet, il s’agit de renforcer les capacités opérationnelles des organisations culturelles  et des professionnels  de la culture.

 

Grâce à une enveloppe d’un million d’Euros, 14 villes des dix départements du pays seront touchées, indique M. Descardes. En ce sens, un fonds d’appui sera créé en vue de la production/diffusion, la formation académique et technique ainsi que le développement de marchés à l’international.


 

D’après le chef de file du PEC, des opérateurs culturels  recevront un appui financier en cascade pour la mise  en œuvre de leurs projets. A cet effet, dit-il, trois appels à proposition seront lancés. « Le processus se fera dans la transparence et le respect des valeurs du pays », garantit le patron du VDH.
 

Par ailleurs, Arnoux Descardes annonce la réalisation de tables rondes sur la culture avec les représentants des 14 communes concernées et la tenue de plusieurs semaines culturelles en Europe.
 

Le PEC doit également aider à renforcer les capacités de gestion professionnelle des responsables des organisations culturelles, fait savoir le chef de file.  De concert avec l’Université de Limonade, une formation universitaire en gestion des organisations culturelles sera mise en œuvre à leur intention. D’autre part, des stages doivent également être organisés au profit  des étudiants.  

 

En vue de favoriser la pénétration des produits culturels haïtiens en Europe, les artistes et artisans actifs dans le design seront amenés à adapter leur savoir et savoir-faire au marché européen actuel, d’après M. Descardes. C’est pourquoi, le Répertoire national des artistes et artisans d’Haïti sera mis à jour et publié sur le web.  En outre, une documentation sur les traditions culturelles locales en disparition devra également être produite.
 


 

« Le PEC entend renforcer la résilience  du secteur culturel haïtien en assurant la continuité des initiatives antérieures et en synergie avec les initiatives actuelles de l’Union Européenne », rassure M. Descardes,  indiquant que les plans nationaux, locaux seront pris en compte.


Le PEC, lancé après les projets ARCARDES et PESIC, témoigne de l’attachement de l’Union Européenne à la culture, a laissé entendre l’ambassadeur de l’Union Européenne en Haïti, Javier Niño Perez. « Nous tirons une fierté légitime à être un des rares bailleurs qui maintienne une action résolue en faveur du secteur », dit-il. Secteur que l’Union européenne accompagne depuis déjà vingt ans.
 

Le rôle du PEC est d’aider à mieux structurer, professionnaliser  et développer  les différentes filières du secteur, souligne M. Perez. Par ailleurs, il se réjouit du fait que le projet mise sur la décentralisation, la formation et diffusion internationale.

 

Félicitant l’implication du ministère de la Culture, M. Perez en a profité pour rendre hommage aux opérateurs culturels et au travail des artisans qui, dit-il, contribuent à enrichir la culture du pays et à la faire rayonner par-delà les frontières.
 

« Au nom du gouvernement, je remercie l’Union européenne pour ce nouveau support appréciable  qui vise à faire de la culture un levier de développement durable », déclare la ministre de Culture, Dithny Joan Raton.  Elle dit accueillir avec satisfaction le PEC qui doit contribuer à la création d’emplois dans le pays. Mme Raton promet que le ministère va jouer pleinement son rôle en accompagnant le comité de pilotage.

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